Je reste sur l'idée qu'il faut comparer les lumens "pic de blanc" d'un tri tubes avec les lumens ansi d'un projecteur digital.
En effet un projecteur digital
est capable de cracher son plein de lumens sur toute l'image. Le
TT sur une partie seulement. Mais comme une image vidéo ne
comprend que 10% de blanc c'est largement suffisant.
Par contre pour PowerPoint cela ne va pas aussi bien.
Par exemple un Barco 708 fait
165 lumens ANSI (pas beaucoup) mais 1200 en pic de blanc.
Pour être aussi lumineux dans les applications qui nous
intéressent un projecteur digital doit faire 1200 lumens ANSI.
Un projecteur LCD ou DLP qui ne fait que 600 lumens sera en fait
... deux fois moins lumineux.
Par ailleurs si le projecteur a un contraste suffisant on peut utiliser un écran avec un léger gain ce qui améliore la luminosité perçue.
Les puristes cherchent à avoir
une image, dans le noir, aussi lumineuse qu'au cinéma. Ce n'est
pas tout à fait mon cas.
Mais une fois cet objectif atteint il faut, comme le dit Alain,
gagner sur le contraste et le respect des couleurs.
Si bien sûr la résolution du projecteur est au moins de 800x600
(576p pour un TT), sinon il est incapable de restituer les
détails du DVD.
Maintenant si l'on veut regarder
la TV sur 2m de base, sans faire le noir, il faut beaucoup de
lumens.
Pour regarder le foot entre copains par exemple (cela se fait aux
USA, pas le même foot bien sûr).
Dans le dernier numéro de Widescreen Review il y a le test du
Vidikron Epoch D-2200.
Deux lampes 2100 lumens, contraste mesuré à 130.
Mais dans de telles conditions vu la lumière ambiante il est
illusoire d'espérer un meilleur contraste...
Et la qualité des couleurs des LCD récents peut être largement satisfaisante dans ce type d'exercice.
Si on regarde 2h de film et 180h de TV par semaine il faut se poser des questions.
Mon cas (0h de TV) est facile à
régler .
Reste qu'au delà de la qualité d'image il faut tenir compte des
problèmes d'installation (compétences, emplacement,
réglages...). Et essayer de trouver le meilleur compromis.
Michel
PS : selon mes calculs
provisoires (il faut encore que j'approfondisse tout cela) un
contraste de 150:1 réel (les spécifications sont en général
très optimistes) correspond à ce qu'est capable de saisir une
pellicule photo (8 diaphragmes).
Une diapo pouvant monter jusqu'à 1600:1 (12 diaphragmes -
dynamique de densité 3,6D).
Vu la piètre qualité des copies cinéma je doute que la
réalité soit au delà de 800:1.
Tout ceci sauf erreur de ma part bien sûr.
Mais avec 150:1 réel on a déjà de très belles images