Un film est tourné à 24 images
par secondes.
Le NTSC utilise 60 trames (demi images) entrelacées par seconde.
Pour passer de l'un à l'autre il faut non seulement découper les images en deux trames mais répéter certaines trames.
Un processeur vidéo doit rassembler les trames 2 par 2 pour créer des images progressives.
Si il arrive à détecter que la source est un film il pourra aisément reconstituer les images d'origine dans leur intégrité, sans aucun artefact.
Si il ne le fait pas, il va
considérer que chaque trame provient d'un instant différent et
utiliser un des nombreux algorithmes qui essayent de traiter tant
bien que mal ce type de situation.
Il n'en existe à ce jour aucun de parfait. Lorsque les images
sont en mouvement soit on perd de la résolution soit on n'arrive
pas à reconstituer la continuité des objets d'une trame sur
l'autre.
Pour plus d'informations :
WHAT THE HECK IS 3:2 PULLDOWN
Line Doublers, Progressive Scan
Le même problème existe en
PAL. On parle de 2:2 pulldown.
Mais les artefacts produits par le passage du cinéma à la
vidéo sont beaucoup moins visibles qu'en NTSC.
Reste qu'aucun algorithme purement vidéo ne restitue un
résultat parfait. D'où inévitablement des problèmes sur les
objets en mouvement.
Pour le PAL j'ai essayé de donner une explication que je reprend telle quelle :
En PAL lécran affiche 50
demi images (trames) de 288 lignes par seconde.
A un instant donné deux trames sont visibles sur lécran.
Les 24 images par seconde
dun film seront traduites en 48 trames. Chaque image étant
découpée en 2.
Si lon appelle A, B, C, trois images successives, A1 A2 B1
B2 C1 C2 les trames correspondantes le spectateur verra donc
successivement :
- A1 A2
- B1 A2
- B1 B2
- C1 B2
Une image sur deux est artificielle.
Si le processeur vidéo sait détecter ce cas de figure il peut
apparier les trames et restituer les images dorigine (à la
cadence près) :
- A1 A2
- A1 A2
- B1 B2
- B1 B2
Si les scènes ont été
tournées avec une caméra vidéo les trames proviennent
dinstants différents et on affiche simplement une suite de
trames paires et impaires :
- T1 T2
- T3 T2
- T3 T4
- T5 T4
Si le sujet filmé est en mouvement la seule solution consiste à
faire des moyennes de trames successives. Les algorithmes peuvent
devenir extrêmement complexes avec reconstitution de vecteurs de
mouvement nécessitant lutilisation de supercalculateurs.
La qualité va donc être très variable dun processeur
vidéo à lautre.
Je nen ai pas encore vu un seul qui me satisfasse dans les
scènes de sport.
Cest pour cela que je regarde le sport à la TV. Pas avec
mon projecteur.
Maintenant si on utilise ce même (mauvais) algorithme vidéo pour traiter le premier cas de figure (cinéma) on nobtiendra pas un rendu satisfaisant sur les objets en mouvement alors quil existe une solution parfaite lorsque lon sait détecter la nature de la source.
Cest pour cela quune
de mes séquences de test favorites contient certes des barres
verticales (comme je lai montré plus haut) mais aussi de
nombreux danseurs en mouvement.
Le Sony VW10HT avec son processeur vidéo est complètement dans
les choux.
De même que tous les superbes écrans plasma que jai pu
voir. Rien vu à plus de 150KF hélas .
Originalement posté :
http://www.homecinema-fr.com/forum/html/Forum10/HTML/001814.html
http://www.homecinema-fr.com/forum/html/Forum9/HTML/001094.html